mardi 9 février 2016

Nouvelle grosse acquisition chinoise en Allemagne dans l'énergie

Une entreprise chinoise, Beijing Enterprises, va racheter le producteur d'énergie allemand EEW pour 1,44 milliard d'euros, a annoncé jeudi son propriétaire, qualifiant l'opération de plus gros rachat chinois en Allemagne à ce jour, en pleine frénésie chinoise d'acquisitions hors des frontières.
EEW a appartenu au géant allemande de l'énergie EON, qui s'en est désengagé complètement l'an dernier. La société, qui opère 18 usines de combustion de déchets, emploie environ 1 000 salariés et a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 539 millions d'euros. Par sa taille et son profil, l'entreprise épouse parfaitement le profil des entreprises allemandes convoitées par les acteurs chinois, friands de grosses PME spécialisées de l'industrie.

Les investissements en exploration-production et raffinage en 2015

En 2015, le prix annuel moyen du baril de Brent a atteint 52 dollars, soit une chute de 47% par rapport au niveau de 2014. La chute des cours a amplifié la baisse attendue des investissements en exploration-production (pétrole et gaz naturel) dans le monde qui ont diminué drastiquement de près de 140 milliards de dollars, atteignant un niveau de 539 milliards de dollars durant l’année 2015.
Entre 2009 et 2013, les investissements mondiaux en exploration-production avaient connu une forte croissance de 60% qui s’était ralentie en 2014 (+ 3%). Ils ont revanche diminué de 21,1% en 2015, atteignant ainsi leur plus bas niveau depuis 2010. L’évolution de ces investissements est assez contrastée selon les acteurs et les régions.
Les sociétés ayant le plus souffert sont les « indépendants », de petite et moyenne taille, très impliquées dans l’exploitation des hydrocarbures de schiste en Amérique du Nord : leurs investissements ont baissé de 34% en 2015 tandis que ceux des « majors » et des sociétés nationales ont respectivement limité cette baisse à 15% et 11%.

La Russie face à la chute des cours du pétrole

Le PIB de la Russie a baissé de 3,7% en 2015 sous l'effet de la chute des cours du pétrole et des sanctions économiques occidentales liées à la crise ukrainienne.

Au cours des quinze dernières années, l'économie russe est devenue de plus en plus dépendante des exportations d'hydrocarbures, ce qui la rend très sensible aux évolutions des marchés des commodités. Selon la Banque centrale de Russie, les exportations pétrolières ont, entre 2000 et 2014, augmenté de 54% en volume et de 508% en valeur tandis que les exportations de gaz ont légèrement diminué en volume (d'environ 10%) alors qu'elles ont augmenté de 231% en valeur.